Les fables des 6èMD

Le recueil de fables des 6èMD

Le Rat et la Fourmi, Aaron Cuny
Le Lynx et l’Ourson, Adèle Menou-Houitte
Le Perroquet et le Hérisson, Ange Avelaneda
La Tortue et le Cochon d’Inde, Eugénie Opdebeck
Le Lion et le Lapin, Kim Saint-Martin
Le Lapin et le Chat, Florimond Veyer
Le Lapin et le Renard, Laszlo Do Passo
Le Renard et le Loup, Léna Geoffroy
La Tortue et l’Aigle, Loris Anfray
L’Ecureuil et le Loup, Raphaël Malczuk
Le Loup et le Piranha, Stellan Dufour
La Raie et le Poisson, Mériadeg Jaouen
L’Ours et le Cerf, Marceau Raimon
Le Lapin et le Renard, Maliah Chesnel
Le Poney et le Renard, Marceau Plazanet
La Pie et la Grenouille, Lou Geoffreoy
Le Chat et le Poisson, Nils Lepesqueux
Le Chien et le Chat, Mirana Randrianarimanana
L’Aigle et la Poule, Paul Libert
L’Ourson et le Renard, Ninna Carles
Le Chat et le Faisan, Marta Fassini

Le Rat et la Fourmi

Un beau jour tandis que la fourmi se reposait,
On frappa avec force à sa porte
Cette dernière plus ou moins affolée
Vint voir qui toquait de la sorte

Elle ouvrit calmement et dit :
« Ne vous acharnez pas sur ce pauvre bout de bois
Entrez donc ,êtes vous l’un de mes amis ? »
Malheureusement pour elle , c’était un rat

Il entra une valise en cuir à la main
En sortit des feuilles et dit :
« Madame je dois prendre possession de vos biens
Pour raison d’impôts vous devez m’offrir

Pour l’eau courante ce canapé
Ainsi que cette belle chaise
Cette petite table pour l’électricité
Que cela ou non vous plaise »

Il tourna une page et reprit :
« Pour le loyer de cette jolie maison
Je prends cette assiette et cette poêle à frire
Ainsi que ce tabouret marron

Aussi mon directeur m’a annoncé
Que pour ma paye personnelle
Je peux prendre ce que j’aimerais
Je vais donc prendre cette pelle »

Ainsi le rat continua à prendre ce qui le tentait
Mais la fourmi le prévint :
« Je vous conseille de ne pas continuer
Car vont me défendre mes gentils voisins »

L’huissier préféra ne pas l’écouter
Pour continuer sa collecte fructueuse
Les voisins par le bruit interpellés
Virent par la fenêtre la pauvre malheureuse

Dépouillée de tous ses biens
Elle raconta l’histoire à ses voisins

Ces derniers énervés de son triste sort
Alertèrent un voisin chat plein de rage
L’animal dit au rat qu’il était déjà mort
Il l’attrapa avant qu’il ne puisse fuir le village

Le moustachu dit alors au futur décédé :
« Tu aurais dû partir quand tu le pouvais
Car à trop vouloir on risque de tout perdre »
Et il le croqua en une seule bouchée.

Aaron Cuny

Le Lynx et l’Ourson

Petit Ours sous un arbre installé,
Mangeait du miel tout frais.
Un Lynx dont le ventre gargouillait,
S’approcha, l’air rusé.
« Eh mon enfant,
Veux-tu bien partager,
Ton si riche goûter,
Car de faim je suis mourant. »
Petit Ours, d’abord intimidé,
Remarqua son ventre gonflé.
« Monsieur du Lynx,
Si vraiment vous en voulez,
Allez chercher le Sphinx,
Et en duel vous combattrez. »
Le Lynx, tenant à sa peau,
Dit non, et montra les crocs.
L’ourson, d’abord effrayé,
Décida de ruser,
Car avec un peu de chance,
Son aîné arriverait à temps.
« Mon bon monsieur, j’accepte de vous donner,
Une part de mon si bon goûter. »
Alors que le Lynx mangeait
La part que l’ourson lui avait donnée,
Petit ours se mit à crier.
« Fuyez, fuyez, car mon aîné arrivé
Vous mangera sans pitié. »
Le Lynx prit la fuite,
Car il craignait la suite.
« Sachez », cria l’ourson,
« Qu’a trop vouloir,
On risque de tout perdre. »

Adèle de la Menou-Houitte

Le Perroquet et le Hérisson

Le perroquet mangeur de blé va faire ses courses.
Il y avait Louison le hérisson qui tenait un stand de blé.
 Bonjour Louison, est-ce que je pourrais avoir un peu de blé ?
 Oui avec plaisir.

Le perroquet arriva chez lui.
 Je trouve le blé très bon, je vais en reprendre.
Le perroquet revint prendre du blé.

 Bonjour Louison, puis-je avoir beaucoup de blé ?
 Oui je te donne cela tout de suite.
Le perroquet mit tous le blé dans son frigo.

Le lendemain matin le perroquet se réveilla.
Il avait envie de manger, alors il alla prendre du blé.
 Pourquoi il y a des rats dans mon frigo ?
 Oh non ! j’ai laissé le frigo ouvert.
Je n’ai plus de blé !

A trop vouloir on risque de tout perdre .

Ange Avellaneda

La Tortue et le Cochon d’Inde

Derrière un grillage près d’un village
Une salade très appétissante attendait qu’on la mange .
Tout à coup une tortue arriva.
- Quel est ce bel en-cas ?
Pas de réponse
Il n’y a personne,pas saladier,pas de jardinier
Bon eh bien je vais la manger !
Elle fonça sur le grillage pour le casser
Mais rien ne briser le grillage
Tout à coup un cochon d’Inde apparut :
- Ça ne sert à rien Madame la tortue.
- Pourquoi ? lui demanda la tortue d’un air agacé.
- Soyez plus douce ! lui dit le cochon d’Inde.
- Je ne sais pas faire ! dit la tortue en parent .
Le cochon d’Inde rongea le grillage
Et parvint à manger la salade.

Comme quoi, plus fait douceur que violence.

Eugénie de Opdebeck

Le Lion et le Lapin

Dans la forêt un lion,
Se promenait en quête de nourriture.
En chemin il aperçut un lapin
Un tout petit lapin qui mangeait ses carottes.
Affamé, il se dit :
- Ce lapin est tout petit, je vais l’effrayer
Pour lui prendre ses carottes.
Alors, il s’approcha de sa proie en rugissant
Le lapin sursauta, mais au lieu de fuir en courant
Le lapin se retourna calmement vers le lion :
- Pourquoi rugis-tu comme ça ?
Si tu veux des carottes ou à manger
Tu peux me demander gentiment
Et je t’en donnerai.
Le lion est vraiment surpris car avant,
Il utilisait sa force, pour avoir ce qu’il voulait.
Alors il décida d’essayer autrement et dit :
 Eh bien, peux-tu peux me donner quelques carottes ?
J’ai vraiment faim.
Le lapin sourit et répondit :
- Bien sûr, prends-en comme tu veux
Mais laisse m’en une ou deux…
Puis ils mangèrent ensemble leurs toutes petites carottes
Et le lion se rendit compte qu’il n’avait pas besoin
De rugir ou de montrer sa force
Pour avoir ce qu’il voulait.

Parfois la gentillesse et la douceur
Sont bien plus efficaces.
Plus fait douceur que violence.

Kim Saint-Martin

Le Lapin et le Chat

Un lapin malin se trouvait dans le jardin
Pour y cueillir des carottes et des radis.
Un chat passant par là, voulut tromper le rongeur.
Il s’approcha doucement de lui pour ne pas l’effrayer et lui dit :
 Je suis seul, veux-tu jouer avec moi chez moi ?
Le grossier chat pensait induire en erreur le lapin malicieux.
Ce dernier lui répondit de manière astucieuse :
 Vous êtes un chat et comme tous les chats
Vous vous croyez malin alors que vous mentez.
 Que me proposes-tu alors ?
 On va jouer à mon jeu préféré, à savoir « tape lapin ».
Le but est de m’attraper sans être étourdi.
Le chat accepta pensant gagner
Rapidement le chat fut étourdi.
Le lapin avait réussi à contrer le chat et partit avec son butin.

C’est double plaisir de tromper le trompeur.

Florimond Veyer

Le Lapin et le Renard

Maître renard dans son terrier affamé
Eut une idée culinaire.
Il alla inviter le lapin pour le déjeuner dans son terrier.
Pour le convaincre,
Il dut faire le plus appétissant des discours culinaires.
À la fin de ses paroles,
Le lapin ayant bien réfléchi accepta avec, lui aussi, une idée en tête.
À l’heure du déjeuner, il alla chez le renard.
En arrivant, il dit directement au renard :
 Viens, suis-moi,
Je vais te montrer un endroit où la nourriture est abondante !
Le renard le suivit toujours envieux du lapin.
Et au moment où le renard allait croquer le lapin,
Il tomba dans un trou qui auparavant
Avait été recouvert de branches et de feuilles par le lapin.
Le lapin, tout fier, s’en alla en disant :
 Au moins maintenant vous saurez
que si on me cherche, on me trouve !
Et le lapin s’en alla en pensant :
C’est double plaisir de tromper le trompeur.

Laszlo Do Passo

Le Renard et le Loup

Maître loup en un beau jour d’été,
Voulait déplacer son trésor.
Maître renard qui l’avait repéré,
Vint car il était attiré par l’or.
 Bonjour monsieur le loup,
Ce que vous avez là à l’air difficile à porter.
Laissez-moi vous aidez.
Le loup accepta d’un air enjoué,
Même si il se méfier.
 Votre sac il faut le mettre ou ?
 Juste là dans ce trou. répondit le loup.
 très bien, dit le renard, vous pouvez me laissez,
Je vais m’en occuper.
Le loup fit volte face et alla chercher,
Sa pelle préférée pour la creuser.
Pendant ce temps, le renard cacha le trésor,
Derrière un buisson et se mit à reboucher,
Le petit trou d’un air rusé,
Afin de lui voler son or.
Le loup qui l’avait repéré,
Avec sa pelle faisant miroir,
Revint et lui dit d’un air noir :
 Eh, Maître renard, Attendez !
Avant de reboucher le trou,
J’ai quelque chose à vous montrer
Il emmena le renard près d’un rocher,
Où le soleil se reflétait,
Avec la lumière on apercevait,
La silhouette d’un trésor doré.
Même si le renard le voyait floue,
Le trésor était plus grand que celui du loup.
Pendant ce temps le loup,
Vida le sac de son trésor,
Dans un autre trou,
Et le reboucha pour garder son or.
Il mit des cailloux à la place,
Appela le renard car la renard car il était perspicace.
 C’est beau n’est-ce pas ?
C’est dommage que ce ne soit qu’un mirage,
Car on aimerais l’avoir pour soit,
Même si ce n’est qu’une image.
Le renard bien vite repartit.
Tout droit vers son logis bien content de lui.
Laissant dormir le loup,
A qui il n’avait rien volé du tout.
Et le loup de son coté ,
De sa réussite souriait.
En se disait « A la bonne heure »,
Car c’est double plaisir de tromper le trompeur.

Léna Geoffroy


La Tortue et L’Aigle

Dame Tortue de chacun connue
Se fit parier un dîner :
Elle devait voler.
L’Aigle parieur,
Voulut voir le spectacle.
Mais la Tortue maline ,
Avait un plan.
Elle emmena l’Aigle
En haut d’une falaise.
Au bord du précipice,
L’Aigle dit en plaisantant :
- Quel restaurant avez-vous pris ?
La Tortue esquissa un sourire,
Sauta sur une corniche et dit :
- Commencez à réserver, je vole !
L’Aigle s’envola pour voir ça,
Et à ce moment précis,
La Tortue lui sauta dessus.
Puis lui dit en riant :
- J’appelle pour vous !

Comme quoi,
C’est double plaisir de tromper le trompeur.

Loris Anfray

L’Ecureuil et le Loup

Au fond d’un tronc l’écureuil se préparait pour l’hiver.
Le loup alla voir l’écureuil et lui demanda :
- Pouvez-vous descendre pour me donner quelques noisettes ?
- C’est drôle que vous aimiez les noisettes.
Je n’avais jamais vu un loup végétarien.
- Eh bien, un ami m’a fait goûter des mûres ce matin,
Elles étaient fraîches et très juteuses,
Maintenant j’aimerais goûter vos noisettes.
Descendez, que l’on parle d’autres aliments.
- Oui, j’arrive, je range juste les dernières noisettes.
Alors l’écureuil regarde au loin et dit :
- Je vois au loin des chasseurs avec des fusils.
Ils seront là dans quelques minutes.
Je vais me cacher dans mon tronc d’arbre.
Vous devriez partir avant qu’ils n’arrivent.
Nous reprendrons cette discussion un autre jour.
Le loup partit, effrayé.
L’écureuil sortit de sa cachette en riant
Et en mangeant une noisette
Car c’est double plaisir de tromper le trompeur.

Raphaël Malczuk

Le Loup et le Piranha

Un loup se promenait près d’une mare
Il vit un riche piranha.
Le loup voleur alors tourna son regard
Et vit ses richesses. Content il se pencha et dit tout bas :

 Mon cher piranha vos richesses doivent être lourdes.
Le piranha répondit :
 Oui, elle doivent peser une douzaine de gourdes.
Notre voleur dit :
 Si vous voulez, je peux les porter.

Alors le poisson aux grandes dents content
lui donna des chaînes, des couronnes, des bracelets.
Le loup fier de sa ruse alors gourmand reprend :
 Mon cher, je peux encore vous aider.

Mais le piranha méfiant alors prit
un collier et quand le loup le prit il le fit valser.
Le loup tomba au milieu de la mare.

Celui-ci ne sachant pas nager
alors jeta un dernier regard noir
avant de se noyer.
A trop vouloir on risque de tout perdre

Stellan Dufour

La Raie et le Poisson

Un poisson jouait avec ses amis.
Une raie espiègle se cacha dans le sable gris
Dans l’espoir de manger le vertébré.
La malicieuse dit avec enthousiasme
En direction de l’animal à nageoires :
« - Puis-je jouer avec vous dans l’abîme ? »
« - Non, tu vas me manger », dit le poisson .
« Non, non » , dit la raie en se léchant les babines.
« D’accord mais tu vas te cacher », dit le poisson.
Entre temps il appela ses copains.
Ils formèrent un banc en forme de requin,
La raie s’enfuit activement par peur.
C’est double plaisir de tromper le trompeur.

Meriadeg Jaouen

L’Ours et le Cerf

Près de sa tanière, un ours se léchait la patte
Il n’avait là pas mal du tout mais juste hâte
Il avait en effet prévu un grand festin
Entouré de ses amis chevreuils et lapins
Un banquet composé de baies et de bourgeons
Nulle crainte, nulle gène à l’horizon.

Soudain un majestueux cerf surgit des bois
D’un air assuré il fit quelques pas vers l’ours.
Le trouvant fort épais, mal en point pour la course,
L’animal à la couronne de bois lui dit :

 Je viens vous lancer un défi,
Une course entre nous nous départagera
Celui qui remportera cette épreuve pourra
Autant qu’il veut déguster ces mets délicieux.

L’ours dit au cerf : - Je ne peux refuser ce jeu
Ce n’est pas tout de causer il faut y aller.
Tous deux s’élancèrent. Celui aux bois, animé
Par l’envie de gagner, sans s’inquiéter,
Fonça dans la rivière en crue
Et bientôt fut vite déçu
De s’apercevoir qu’il se faisait emporter.

De son côté, l’ours avançait
Sereinement, voyant la rivière déborder
Attendit que la décrue soit terminée.
Retrouvant son chemin, il alla déguster
Avec ses compagnons son vert festin.
Au loin il vit le cerf, mais beaucoup moins malin.
L’ours lui dit alors ces mots à entendre :
 Tout vient à point qui sait attendre.

Marceau Raimon

Le Lapin et le Renard

Dans un champ de carottes vivait un renard
Maladroit, impatient, très énergique.
Cet animal roux à quatre pattes eut une envie de lapin
Donc il s’en alla rendre visite à son voisin
Il arriva devant le terrier du lapin.
Celui-ci était assez petit, fort,
Malin et très gourmand.
Et il lui dit :
« Bonjour cher lapin je viens te proposer de venir
Dans mon champ de carottes pour te servir. »
Le lapin répondit :
« Vraiment je ne refuserais pour rien au monde. »
Ils allèrent dans le champ de carottes
Arrivé dans le champ, le renard voulut manger le lapin mais
Au même moment il vit
Un autre lapin et encore un autre et il vit plein de lapins
Sauter partout.
Le renard eut la tête qui tourna et tomba dans les pommes.
Les lapins furent heureux de pouvoir se servir
Et après avoir mangé, ils retournèrent dans leur terrier.

Maliah Chesnel

Le Poney et le Renard

Dans le pré,
Un poney broutait tranquillement,
Quand il y vit un renard.
Attiré, il alla le voir.
Le renard lui proposa de lui
Montrer le chemin jusqu’à
Une plaine de bonne herbe fraîche.
Après des heures de marche,
Le poney se rendit compte que le renard
Lui avait fait une farce.
« - Je t’ai bien eu », dit le renard en riant.
Le lendemain, hanté par la vengeance,
Le poney décida lui tendre un piège,
« - Renard sais-tu que de l’autre côté
De la montagne il y a une grotte remplie
d’or et de pierre précieuses ? »
Le renard loin de se douter de la malice
du poney le suivit sans hésiter,
Mais une fois de l’autre côté de la montagne,
il n’y avait que des buissons remplis d’épines dorées.
« - Voilà renard ton trésor, très rare mais très douloureux »,
dit le poney fier de sa ruse.
Le renard piqué par les épines et la colère comprit
que le poney s’était moqué de lui.

Marceau Plazanet

La Pie et la Grenouille

Dans une mare près de la forêt,
Vivait une grenouille bien rusée.
Une pie, enjouée par le trésor qu’elle tenait
Passa devant la mare où la grenouille barbotait.
Bien le bonjour ma chère amie, dit celle-ci
Voilà que vous portez un prodige,
Si vous me permettez de vous donner,
Un pareil prestige, j’en serais ravie.
La pie se retourna attirée par cette éloquence.
Et elle s’approcha pour tenter sa chance.
La grenouille sortit un diamant
Qui brillait tel un firmament .
La pie désireuse de ce joyau,
S’élança dans les airs pour l’attraper.
Mais la grenouille cruelle et rusée,
Lâcha le diamant qui tomba dans l’eau.
Tel un martin pêcheur,
La pie plongea en profondeur.
Mais ne sachant nager,
Elle ne put remonter.
De sa mort, la grenouille en fut satisfaite,
Et avec son trésor partit faire la fête.
Comme la pie dans sa grande folie,
A trop vouloir on risque de tout perdre.

Lou Geoffroy

Le Chat et le Poisson

Le chat avait si faim qu’il en bavait
Il vit un poisson dans un aquarium
Et voulut le manger.
Alors il prit sa patte en lui disant :

 Je vous dérange ? Car je peux vous
Aider quotidiennement !

 Non, pas du tout, et oui, cela m’aiderait
Beaucoup, dit le poisson. Pouvez-vous me
Donner ma nourriture, mon bon monsieur
Le chat ?

Le chat prit la nourriture, et, aussitôt, il prit
Le poisson et voulut le manger, mais, le poisson s’agita,
Et, vu que c’est un chat, il a la peur de l’eau
Et il tombe dans l’eau et il crie et s’en va.

 Maudit poisson ! grogne le chat
 C’est double plaisir de tromper le trompeur !
Ricane le poisson.

Nils Lepesqueux

Le Chien et le Chat

Dans le jardin d’une bonne dame,
Vivait un chien heureux et fier,
Car il possèdait tout ce dont il avait besoin.
Non loin de la rue,
Vivait un pauvre chat malheureux,
Qui avait besoin d’aide.
Ce chat n’avait que du bon lait
Que tout le monde adorait.
Le chat ne savait pas se défendre.
Le chien le remarqua
Et s’approcha comme un roi.
- Ce bon lait que tu me rapportes.
Que tu es bon et gentil, Chat !
Il prit le lait et repartit.
Le bon maître fier de lui,
Voulait encore l’avoir pour qu’il se perde.
Notre pauvre chat ne savait plus
De quoi se nourrir.
Le chien revint et dit :
- Tu as faim petit ?
J’ai du poisson si tu veux.
Le chat accepta sans hésiter
Mais celui-ci donna une assiette
Plein d’arrêtes pour le voir malheureux.
Notre chat se cacha alors
Plein de tristesse.
L’autre riait et riait sans cesse.
Il se disait :
- Une dernière fois et puis j’arrête.
Mais il ne s’attendait pas à échouer.
Il avait dans l’idée de le rejeter après l’avoir aidé.
Le chien revint vers le chat et dit :
- Je viens t’aider mon ami,
Je vois que tu es en détresse.
Le chat se doute de quelque chose,
Alors il réfléchit et dit avec politesse :
- Je suis navré mais
Je n’en ai pas besoin.
Un autre chat qui était plutôt fort
Se rapprocha du chien d’un air mécontent.
C’était un chat assez malin.
Il lui dit alors :
- Tu oses embêter mon ami ?
Sache que tu lui dois des choses.
Tu l’as fait souffrir,
Donc donne-lui ton bien en retour.
Mets-toi bien ça dans la tête :
« A trop vouloir, on risque de tout perdre. »

Mirana Randrianarimanana

L’Aigle et la Poule

Monsieur l’Aigle survolait une petite ferme isolée.
Il convoitait les oeufs d’une Poule qui tenait à les protéger.
« Bonjour Poule, pourquoi ne t’aventures-tu pas de l’autre côté du sentier ?
L’herbe y est beaucoup plus dense et verte qu’ici. »
La Poule lui répondit :
« C’est que je tiens à mes oeufs
Comme à la prunelle de mes yeux,
Aussi, je ne veux pas m’en éloigner. »
« Très bien », lui répondit l’Aigle,
Alors je peux te rendre service et les couver.
Je veillerai bien sur eux en ton absence,
Prends le temps de te rassasier. »
Dès que la Poule rassurée se fut éloignée,
L’Aigle goba un de ses oeufs tout entier.
Il le remplaça par un gros caillou rond qui se trouvait là.
Lorsque la Poule réapparut, l’Aigle était toujours là.
Il lui déclara : « Je les ai bien couvés, rien n’a bougé »
Et il ajouta : « Comme cela me fait du bien de me reposer sur ton nid,
Je reviendrai bien demain ici
Pour que tu puisses retourner picorer
Dans le champ d’à côté. »
« Merci beaucoup », répondit la Poule, qui fit mine de ne rien remarquer.
Le lendemain comme prévu,
L’Aigle réapparut
Et la Poule s’éloigna,
En sautillant de joie.
L’Aigle affamé se jeta sur le plus gros des oeufs
Qui lui resta coincé dans le gosier.
La Poule demeurée cachée derrière un panier
Ne put s’empêcher de glousser.
« Ah, le quignon de pain fossilisé
Que je ne parvenais pas à manger,
A enfin trouvé son utilité ! »
L’ Aiglé à demi étouffé s’envola
Et ne revint surtout pas.

Cette fable dans le monde animal illustre la morale :
« C’est double plaisir de tromper le trompeur. »

Paul Libert

L’Ourson et le Renard

Maître Renard partit chasser
Par l’odeur alléché.
Il aperçut un jeune ourson,
Tenant dans sa patte un seau de poissons.
Peu lui importait d’aller chasser,
Quand quelqu’un s’en était chargé.
Affamé, le renard s’exclama :
 Bien le bonjour, Maître Ourson,
Que faites-vous seul dans la forêt mon jeune garçon ?
 Bonjour Renard, dit l’ourson, je rentre de la pêche,
Mon père est derrière, il vient de trouver une bèche.
En revanche, il n’a pas eu de poisson,
Alors pour se détendre il tape et déterre des troncs.
Le renard voulant s’approprier son poisson
Lui fit une sournoise proposition :
 Laisse-moi donc te raccompagner,
Pour m’assurer que tu ne sois point en danger.
 Comme c’est gentil de votre part,
En voici un bien intentionné renard !
Une fois qu’ils furent arrivés chez Maître Ourson,
Celui-ci fit mine de distribuer son poisson,
Lorsque soudain il s’écria :
 Oh non ! Voilà mon père,
Il déteste les renards.
Fuir vous sera salutaire,
Rester serait votre dernier cauchemar !
Sans tarder le renard prit la fuite.
 Père, je suis rentré, nous pouvons manger tout de suite.
 Parfait fiston, la pêche fut bonne ?

Attention arroseur à ne pas finir arrosé !

Ninna Carles


Le chat et le faisan

Monsieur le chat se baladait
Pour trouver une proie et l’attraper.
Il trouva bien vite un faisan
En pensant et se réjouissant
Du bon festin, la bouche pleine d’eau.
" - Bonjour Monsieur le bel Oiseau !
Me feriez-vous l’honneur de voyager
De ma bouche à mon ventre, comme passager ? "
 Capitaine Félin, voudriez-vous me prendre ?
Je suis si maigre et si peu tendre
Que votre palais
En souffrirait...
Regardez plutôt cette belle autruche
Qui tombera tout de suite devant votre astuce !
 Ma foi, c’est vrai. Cette autruche
Est très grasse. Cela me touche !"
Et le félin partit tout de suite vers l’oiseau
Qui ne mit même pas la tête dans un seau !
Le cher monsieur prit peur des dimensions
De cet oiseau à peine plus petit qu’un lion
Ce chat peureux retourna voir le faisan
Pensant à cet animal appétissant
Qu’il dégusterait sans peine.
Mais il découvrit avec haine
Que l’animal qu’il voulait prendre
S’était éclipsé. Il pensa alors de son plein gré :
"A trop vouloir, on risque de tout perdre."
Et depuis lors le Chat se contenta de ce qu’il avait.

Marta Fassini

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